Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 23:54

 

Quel étrange calcul

Que celui d’une pendule

Qui s’arrête chaque soir

Sur l’instant de l’espoir

 

Claque au bout de l’attente

Dix-sept heure quarante

Je m’agrippe à cette minute

Pour mes illusions je lutte

 

Pour que ma raison tremble

Que mon cœur se rassemble

Au garde à vous de ton corps

Et le trouble faire éclore

 

Être enfin une femme

Au profond de mon âme

Exister pour quelqu’un

En frôler le destin

 

A l’asthénie de ce couloir

Aux lumières qui se cognent dans le noir

Je consume l’envie

Que s’allume l’incendie

 

Que s’embrase le chemin

De tes yeux vers les miens

Que peut-être à nouveau

Ton regard brûle ma peau

 

Toi qui jette parfois dans ce train

A cette heure terrible que je crains

Ta présence en silhouette

Que trébuchante je guette

 

Mais dis moi te reverrai-je

A quel vœu à quel rêve

A laquelle de mes pensées

Te trouverai-je accroché

 

Dans quel songe dans quelle sonde

A quelle heure à quelle seconde

Dans quelle rame seras-tu

A quelle habitude à quel inconnu 

 

Et combien faudra-t-il

Cinquante fois ou bien mille

Que la foule me déçoive

Que ton vide j’aperçoive

 

Dans cette station de métro

Sont ceux qui sont de trop

Ceux qui peuplent le trajet

Depuis toi aux regrets

 

J’aimerais me souvenir de ta voix

Ne m’en rappelle que l’émoi

Amoureuse de ce qui m’attire

Sinon de toi ton désir

 

Je me serre aux instants

De mon pouls le battement

Qui s’affiche digital

Sur le temps qui s’étale

 

Je me fais souterraine

Aux minutes soudaines

Interdite sur le quai

 

Je t’attends en secret.

 


©RéLouE, mai 2011.

Par Réloue - Communauté : Ruche de beaux mots
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