Partager l'article ! Vous attendre, jusqu'à 17h46.: Quel étrange calcul Que celui d’une pendule Qui s’arrête chaque soir ...
Quel étrange calcul
Que celui d’une pendule
Qui s’arrête chaque soir
Sur l’instant de l’espoir
Claque au bout de l’attente
Dix-sept heure quarante
Je m’agrippe à cette minute
Pour mes illusions je lutte
Pour que ma raison tremble
Que mon cœur se rassemble
Au garde à vous de ton corps
Et le trouble faire éclore
Être enfin une femme
Au profond de mon âme
Exister pour quelqu’un
En frôler le destin
A l’asthénie de ce couloir
Aux lumières qui se cognent dans le noir
Je consume l’envie
Que s’allume l’incendie
Que s’embrase le chemin
De tes yeux vers les miens
Que peut-être à nouveau
Ton regard brûle ma peau
Toi qui jette parfois dans ce train
A cette heure terrible que je crains
Ta présence en silhouette
Que trébuchante je guette
Mais dis moi te reverrai-je
A quel vœu à quel rêve
A laquelle de mes pensées
Te trouverai-je accroché
Dans quel songe dans quelle sonde
A quelle heure à quelle seconde
Dans quelle rame seras-tu
A quelle habitude à quel inconnu
Et combien faudra-t-il
Cinquante fois ou bien mille
Que la foule me déçoive
Que ton vide j’aperçoive
Dans cette station de métro
Sont ceux qui sont de trop
Ceux qui peuplent le trajet
Depuis toi aux regrets
J’aimerais me souvenir de ta voix
Ne m’en rappelle que l’émoi
Amoureuse de ce qui m’attire
Sinon de toi ton désir
Je me serre aux instants
De mon pouls le battement
Qui s’affiche digital
Sur le temps qui s’étale
Je me fais souterraine
Aux minutes soudaines
Interdite sur le quai
Je t’attends en secret.
©RéLouE, mai 2011.
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